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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 09:52

 

PB216290Lucien et Adrienne Dehy  nous ont accueillis à l’aéroport de Cotonou. Ils seront nos hôtes pendant ce séjour.  Ils  avaient très bien  préparé notre venue  ce qui nous a permis de faire beaucoup de choses en peu de temps. Lucien et Adrienne sont à l’origine de l’ONG  ID Pêche  et  dans leurs  démarches, entreprises  pour le  développement économique et social,  ils  ont ouvert 31 Maisons Maternelles Communautaires  face  à la nécessité d’appuyer l’éducation de la petite enfance  afin de permettre la scolarisation des filles,  celles-ci devant rester souvent  à la maison pour surveiller leurs petits frères ou petites sœurs. Pendant ce séjour nous visiterons 7 maternelles, leur apportant  le   matériel scolaire, acheté à Cotonou  dès notre arrivée, et qui sera ensuite distribué aux autres  maisons maternelles.

Lors de nos visites, l’accueil des enfants et du maitre  est à chaque fois très chaleureux, les enfants nous accueillent avec des chansons,   nous assistons  ensuite  au travail de la classe puis vient l’heure du  déjeuner, un seul plat et souvent le même, préparé par des mamans. Puis  c’est  la remise  du matériel scolaire et des cadeaux amen

és depuis la France, comme le frisbee qui était une grande nouveauté pour tous. Sur les 31 maisons maternelles existantes, 25 sont construites en dur avec coin toilette pour les enfants, coin pour la préparation des repas et pièce pour le rangement. La salle de classe est spacieuse avec tables et chaises pour les enfants. Sept  maisons  maternelles sont encore en paillotte avec tous les inconvénients que cela entraine lors de fortes  pluies et de tempêtes. 

C’est à bord d’une pirogue que nous nous rendons à Avloh, sur le fleuve Mono,  pour apporter le matériel scolaire et les cuiseurs à bois qui sont très attendus. Après 2 h de navigation, l’accueil  au village  est  chaleureux et toujours souriant et sincère. C’est en dansant sur la place du village  que les femmes ont remercié  l’apport des cuiseurs. Robert a pu saluer Robert le chef du village.

C’est  au collège de Comé  que  nous rencontrons  2 classes de 6 ème, accueillis avec  plein d’enthousiasme et de souhait  par le directeur et sa femme, les enseignants et les collègiens.                        

  La visite de la porcherie à Etoko, toute neuve et en activité  depuis quelques mois, est  très interressante  et nous a permis de constater  la propreté  avec laquelle l’élevage de porcs évoluait .

Pendant ce séjour au Bénin, nous avons vu  beaucoup  de belles choses, je crois que nous avons aussi  fait de belles choses, mais  il en reste encore  à faire… Un séjour ponctué de  magnifiques  rencontres où nous avons échangé   beaucoup  de regards, à défaut de pouvoir dialoguer dans la même langue. En bref une expérience humaine et humanitaire très enrichissante et pleine de bonne humeur et d’émotions, avec  beaucoup de motivation  pour continuer l’aventure.

Martine

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Avlo CBE

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:52

Nous étions à Tokoli pour rencontrer le groupement de femmes qui, pour l’AGR Gari, construisait six fours économes. Vers 13h nous sommes partis manger dans un maquis à côté

du village. De retour, alors que nous assistons à la fin de la construction des fours nous entendons des chants. Nous questionnons les mères qui font signe aux enfants de venir.

 

Devant nous tout un groupe s’installe : au premier rang les musiciens munis de bidons, de boîtes et de bâtons. Dés qu’ils commencent à jouer les autres jeunes qui sont derrière  chantent et quatre autres se mettent à danser deux par deux.

 

C’est un moment très agréable car, malgré les instruments rudimentaires utilisés, l’harmonie est là. Ils se produisent tous avec sérieux et ils sont fiers de voir que nous apprécions leur prestation.

 

Sur le chemin de retour vers Ouidah, Lucien Dehy nous explique que ce groupe musical s’est formé spontanément et que les tam-tams qui sont à la maison leur sont destinés. Mais avant de les donner il veut ajouter des gongs.

Comme nous avons fortement apprécié la démonstration des jeunes nous donnons à Lucien la somme nécessaire pour cet achat.   

 

Nous espérons pouvoir rencontrer à nouveau ce groupe pour le plaisir de les écouter, de les voir danser et chanter avec tant de dynamisme.

 

Geneviève - Robert

Tokoli-039.jpg

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 11:22

P2046888.JPG

En allant à   Dado et Gantitomé, nous avons traversé la ville de Possotomé réputée pour son eau de source mise en bouteille par la SOBEBRA (société béninoise de brasserie) et contrôlée par la société VICHY INTERNATIONAL LTD. 

A la sortie de la ville nous nous sommes arrêtés à l'école maternelle qui jouxte le centre nutritionnel. Notre hôtesse Adrienne Dehy devait rencontrer l'enseignante. Aprés les présentations d'usage et un court entretien nous sommes allés voir la nutritionniste co- responsable du centre avec une infirmière.Elles dirigent cet établissement avec un grand dévouement compte tenu de l'absence de soutien financier des organismes d'état.

Quand des triplés sont nés,  un élu a versé personnellement un don pour ces bébés qui sont en grande difficulté. 

 

Ce centre prend en charge les nouveaux nès qui ne peuvent pas être nourris par leurs mères (manque de lait ou de moyens financiers pour l'achat du lait), ceux dont la mère est décédèe en couches et ceux que la famille ne peut pas prendre en charge.

Tous ces enfants ont en commun la dénutrition. Quand ils arrivent au centre ils sont maigres, la peau pèle. Ce sont des boules de souffrance tant ils sont recroquevillés.

Ces deux femmes malgré tout arrivent à en sauver, à les rendre à leurs familles quand elles peuvent les nourrir et en prendre soin.

Malgré la précarié, la défection des parents et des famille (eux même en grande difficulté) l'espoir et l'amour sont palpables dans ce centre. Il suufit de regarder les albums de photos où sont répertoriés les bébés à leur arrivée et quand ils partent, il suffit de rencontrer ceux qui sont restés au centre et qui sont scolarisés en seconde, en troisième, en sixième en maternelle et primaire.

 

P2046890.JPGCependant les difficultés financières sont omniprésentes malgré les dons et les ventes d'articles divers aux visiteurs, et, quand elles sont trop fortes ID Pêche donne un coup de pouce.

 

Nous, nous avons pensé qu'il serait bien de leur procurer trois CBE (cuiseur à bois économe) *. Cela pour limiter la fumée respirée par les bébés et pour permettre au centre de faire des économies de combustible. Pour cela il nous faut trouver des dons pour un montant de 125 € (un gros CBE coûte 65 € et un moyen 30 €). Les cuiseurs sont fabriqués au Bénin.

Si vous désirez faire un don pour ce centre, merci d'établir votre chèque au nom de l'AJNMB et d'inscrire au dos "CBE pour Centre nutritionnel".

 

* Voir articles du 11/11/2011 et 11/03/2013

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 15:48

Après une promenade dans la brousse derrière chez Lucien Déhy où nous avons découvert le pommier de Cayenne, l’anacardier (noix de cajou), l’arbre à pain, le teck rongé par les termites, l’arbre à calebasses, nous partons pour Gbehoué où Madame Micheline Adjatogbedji nous attend.

Après les souhaits de bienvenue, elle nous entretient au sujet du Cuiseur à Bois Économe. Un an auparavant, nous lui avions confié un CBE pour l’école de Gbehoué-Ouatchi.

Elle nous dit avoir organisé des stages de formation à l’utilisation du CBE pour les femmes responsables des repas de midi.

Elles ont constitué deux tas de bois identiques, l’un pour le CBE, l’autre pour un foyer économe en terre. Après six mois de repas pour le même nombre d’enfants, elles ont constaté que le CBE n’a consommé qu’1/6ème de la quantité de bois utilisé par l’autre foyer.

Les femmes ont fait d’autres constats : meilleure sécurité (il n’y a pas de gros brandons, ni de grosses branches qui brûlent), il y a moins de brûlures car l’enveloppe du CBE est isolée du foyer  par une bonne épaisseur de cendre qu’elles ont renouvelée. La cuisson avec le CBE est plus rapide, elles gagnent du temps dans la réalisation des repas. Comme elles maîtrisent l’utilisation du CBE, elles demandent à en avoir un plus grand pour faire les repas en une fois pour la pâte, les légumes et la sauce. Elles sont très satisfaites du CBE actuel pour la friture.

Les femmes ont demandé à Micheline … de garder pour leur famille le CBE de l’école. Micheline leur a précisé que c’était un cadeau  de l’AJNMB pour les enfants de l’école. GBEHOUE_0115.JPG

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:17

Lors de notre précédent voyage, en novembre 2011, j’avais relaté notre visite au village d’Avlo, au bord du fleuve Mono. Nous avions pour cela utilisé l’une des deux pirogues financées par Grayan-et-l’Hôpital et Soulac-sur-mer. Ce fut un grand moment de découvertes, sans problème (voir article du 14 novembre 2011).

Cette fois, nous devions aller aussi à Pecko. Le piroguier habituel était indisponible. Adrienne avait dû en louer un autre, inconnu d’elle, qui vint avec un moteur hors-bord plutôt insuffisant pour manœuvrer la grande pirogue dans laquelle nous avions pris place. En outre les travaux de calfatage n’étant pas achevés, l’eau s’infiltrait allègrement et bientôt le fond du bateau ressembla à une baignoire.
AVLO-NICOUE-CONDJI-012.jpgNous n’étions pas au bout de nos surprises. Le piroguier avait décidé d’embarquer un aide muni d’une longue perche, dans un village de la rive à quelques minutes du départ. Las, les manœuvres d’accostage se révélèrent hasardeuses, le vent soufflait fort et rendit notre départ très difficile, l’hélice du petit moteur prise dans les jacinthes d’eau se bloqua !

Le piroguier et son aide qui venait d’embarquer n’arrivaient pas à dégager le bateau. Enfin, après beaucoup d’efforts, on se retrouve sur le fleuve, mais voilà que l’hélice, sans doute desserrée tourne à vide et ne propulse plus le bateau.

Le moteur hoquète, s’éteint et le vent nous propulse derechef, cette fois vers une plage de sable. Je passe sur les multiples péripéties de faux départs, de moteur arrêté, de manœuvres inutiles à la perche. Adrienne, Geneviève et moi restons de marbre. Nous sommes sûrs que nous n’atteindrons jamais Avlo. Le fatalisme africain nous habite.

Et voilà que survient une pirogue de transport munie d’un antique moteur ronronnant à la perfection, barrée par un  homme qui comprend tout de suite notre problème et se met à couple avec nous.

Je ne saurais exactement relater comment ce magicien, ce sorcier de la mécanique, avec son pied, ses doigts et seulement une pince universelle a réussi à démonter l’hélice, la remettre en place, trafiquer dans le moteur, remonter le tout, lancer l’engin. Il nous a salués dans un sourire éclatant. Il s’appelle Robert : je n’invente rien !

Dès lors, nous étions considérablement en retard pour nos rendez-vous. La marée basse arrivant, il n’était plus possible d’accoster à Pecko. Nous avons seulement réussi à déposer rapidement à Avlo village et à Avlo plage sur l’autre rive le matériel éducatif et de premiers soins que nous avions apporté. Le plaisir des villageois de nous revoir nous a fait oublier tous les tracas de cette navigation épique. Nous avons regagné le port d’attache à petite vitesse mais sûrement, les pieds toujours dans l’eau…

Robert

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 15:25

14 et 15 avril

flyer 2012Notre association sera présente à la Fête du livre à Soulac-sur-mer. Elle partagera un stand avec l'Agence de médiation culturelle des pays du Sahel qui présentera les réalisations de l'éditeur béninois "Les Ruisseaux d'Afrique" basé à Cotonou.

Nous vous informerons sur nos actions en faveur des enfants : construction d'école, aide au fonctionnement, parrainage des filles pour l'école primaire, aide au développement des activités génératrices de revenus (AGR).

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 10:15

Le journal Sud Ouest a rendu compte lundi 5 décembre 2011 de la belle soirée "béninoise" du 25 novembre à Grayan et l'Hôpital. Ci-dessous l'article de Maguy Caporal :

"Une soirée béninoise joyeuse et généreuse

 soiree2011.jpg

De la musique, du rythme, de l'amitié, les ingrédients de la soirée béninoise. Photo AJNMB

L'Association de jumelage Nord Médoc Bénin (AJNMB) a organisé sa réunion annuelle à Grayan autour du traditionnel repas béninois. Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à la salle Guy-Lartigue afin d'échanger sur les activités et engagements de l'association que l'on peut classer dans la catégorie « humanitaire ».

En prélude à la soirée, la présidente Geneviève Cruchade a rappelé les engagements de l'AJNMB, en partenariat avec ID Pêche, une ONG locale, dans le département de l'Atlantique, au sud-ouest du Bénin. Elle a rendu compte de son récent voyage sur place avec un autre administrateur, Robert Lagadeuc.

Il s'agissait de visiter les écoles maternelles communautaires, des groupements de femmes dans quelques villages et des communautés de pêcheurs. Elle a confirmé avoir vérifié que les sommes récoltées ici (dons, parrainages, participations des collectivités territoriales) sont utilisées à bon escient.

Le détail des rencontres fait l'objet d'articles et de pages dans le blog de l'association : www.ajnmb2.over-blog.org

Après un apéritif « africain », un repas tout aussi typique, animé d'intermèdes par le groupe Hip Percut a été servi.

Un diaporama sur deux écrans a également été projeté : des images des écoles, des enfants, du pays, de la vie quotidienne dans les villages…

De nombreux souvenirs rapportés du Bénin ont trouvé preneur grâce à la générosité des personnes venues à cette soirée, certes pour se distraire, mais pour aussi contribuer à l'œuvre de l'association. En priorité pour l'éducation comme l'a voulu Loulou Baillon, fondateur et premier président de l'AJNMB. Œuvre que poursuivent avec lui Geneviève Cruchade, ses administrateurs et les adhérents et donateurs.

L'ambiance agréable et amicale de cette soirée aura conforté tous les participants dans l'idée que la solidarité, chez nous mais aussi internationale, particulièrement avec les pays du sud dont l'Afrique noire, sont une nécessité absolue.

Maguy Caporal"

contact : Geneviève Cruchade 05 56 09 77 29

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:34

Avlo_048.JPGAu départ de Grand Popo, nous avons utilisé une des deux pirogues du Nord Médoc pour rallier le village d’Avlo près de la « Bouche du roi » (embouchure du Mono). Sur le fleuve nous n’avons pas rencontré les hippopotames qui étaient partis au nord d’après le piroguier.

A la descente de la pirogue, nous avons été accueillis par les chants de « bienvenue » des femmes, en présence de Monsieur Robert Gbénoudo, « chef village ».

Scoop : quand deux Robert se rencontrent, ils s’embrassent quatre fois !

En procession, nous avons rejoint l’école nouvellement construite (sol en béton lissé, murs en bambous, toit en tôle, avec quatre fenêtres et une porte, le tout fermant à clef). Le matériel pédagogique reste donc sur place. L’éducateur, Paul, a fait dessiner et colorier les enfants âgés de 3 à 5 ans. Nous l’avons laissé continuer sa classe et rejoint les femmes.

Les responsables des groupements, Mesdames Aïdoté, Ellagnon, Agbénonnonsi, Mido

Avlo_092.JPG

nbo, toutes d’Avlo, nous sont présentées. Madame Midonbo est déléguée pour prendre la parole et nous soumettre leurs problèmes. Il s’agit de l’alimentation des enfants ; il est nécessaire de les garder à midi, d’une part parce que les parents sont obligés de quitter le champ pour le repas et de repartir travailler ; d’autre part, ils n’ont très souvent rien à manger. Il ne faut pas oublier que leur village ayant subi les grandes inondations jusqu’en décembre 2010, leurs réserves et leurs semailles ont été anéanties.

Les familles ont de grosses difficultés, voire sont incapables de participer au fonctionnement de l’école maternelle. Elles aimeraient avoir une râpeuse pour fabriquer de l’huile de coco qu’elles peuvent vendre. Elles désirent pouvoir acheter et stocker l’huile de palme pour la vendre au meilleur moment et au meilleur prix. Ayant été formées pour l’élevage des porcs, elles aimeraient avoir une porcherie, même petite.

Un mal endémique à Avlo comme dans de nombreux villages, l’électricité fait cruellement défaut. Elles nous sollicitent pour trouver une solution.

Après que nous ayons répondu à leurs questions, et que les femmes aient mis en route le cuiseur économe*, les enfants ont réclamé « Mama Dehy et les  Yovos » pour chanter leur répertoire. Ils s’en sont acquittés avec beaucoup d’énergie. Ils se sont envolés comme des moineaux après l’ordre de sortir de l’éducateur.

Nous sommes alors retournés vers les femmes qui terminaient la cuisson de la pâte de gari. Elles étaient étonnées de la rapidité de la cuisson et du peu de bois nécessaire. Le cuiseur reste à l’école et servira pour la confection des repas des enfants.

Nous avons repris la pirogue, accompagnés par des chants, des enfants et le chef village.

 

Geneviève et Robert

 

* Créé par l’association Bolivia Inti-Sud-Soleil

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 18:28

GBEHOUE_A_0121.JPGLundi après-midi, nous avons pris la route pour Gbéhoué-Pedah et rencontré Madame Micheline Adjatogbedji, présidente du « Groupement Milebénin » de Gbéhoué-Pédah et aussi responsable des femmes qui préparent le repas de midi des enfants scolarisés.

A ce titre nous lui avons apporté le cuiseur à bois économe* pour faciliter la cuisson des repas, diminuer la corvée de bois et le temps de préparation des plats.

A notre arrivée, elle nous a conduits à l’ombre des palmiers et nous a offert un berlingot d’eau fraîche (50 cl) et des biscuits.

Elle a rassemblé près du cuiseur tous les ingrédients pour préparer le « dakouin » (sauce rouge mélangée au poisson).

Ses plus jeunes enfants ont posé près du cuiseur trois fagots de bois, des coques de noix de coco et de la fibre ligneuse. Micheline a elle-même allumé le feu (environ 500 g de bois), a posé sa marmite sur le cuiseur et a commencé sa sauce rouge. Puis elle a cuit son poisson très rapidement et l’a réservé sur un plat. Sur la fin du feu, dans le bouillon de poisson, elle a versé le gari et fait sa pâte. La préparation du plat pour six personnes a pris quinze minutes.

Surprise pour nous, une des filles a apporté assiettes et fourchettes et Micheline nous a offert une copieuse portion de pâte de gari et de poisson (silure blanc), le tout délicieux.

Comme nous la complimentons, Adrienne Dehy nous confie que Micheline est souvent demandée pour réaliser des repas de fête, de mariage, … Son mari, pas en reste de gentillesse, nous a ouvert des noix de coco vertes, a versé l’eau dans des bols pour nous désaltérer. Puis nous avons mangé la pulpe à la façon béninoise.

Micheline et son mari étaient surpris et heureux de constater qu’il fallait très peu de bois sec pour le cuiseur et que la coque de copra est un bon combustible pour ce type d’appareil.

Nous nous sommes quittés sur la promesse d’une prochaine visite.

 

Geneviève et Robert

 

* Créé par l’association Bolivia Inti-Sud-Soleil

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 18:49

PAILLOTE_AIDJEDO.JPGLe rituel est respecté, chant d’accueil, présentations. La maîtresse, Émilienne, demande aux petits de réciter individuellement de courts poèmes : l’orange, la maman, etc. des comptines : « Mon moulin » , « A l’école » (musique de Frère Jacques), puis ils ont répondu aux questions de la maîtresse en montrant les différents fruits, animaux, objets au tableau en donnant les noms en français.

La représentante des femmes nous explique le problème de la paillote puis de la « case réserve » qui s’est écroulée et qu’il faut une école comme à Etoko. Elle précise que leur dossier avait été présenté avant Etoko.

Là, une petite fille de 3 ans ½ se « fâche » doucement et dit en langue Fon « Pourquoi elle parle, elle ? Ce n’est pas son école, elle n’est pas chez elle, ici c’est chez nous ».

Adrienne et Émilienne, la maîtresse, demandent à la représentante des femmes de ne plus parler et donnent la parole aux enfants.

La première petite fille répond : « Elle a tout dit à ma place ! »

Un premier garçon : « Non, elle a oublié la balançoire ! »

Un second dit : « On n’a plus de case pour la nourriture, mais il faut une balançoire ! » et une petite fille d’ajouter : « Il faut aussi des poupées et des balles ».

Ce qui est très drôle sont les commentaires qui accompagnent les réponses à la maîtresse, exemple : un enfant montre un œuf, un autre complète : « Ici on mange deux et trois fois un œuf ». Pour l’ananas, la banane, idem, les enfants regardent les parents accoudés à la paillote et disent : « Ici, après le repas, on a un fruit ».

Adrienne nous précise que les parents ne donnent pas de fruits, que tout part à la vente et que les repas sont réduits au minimum. Sur le chemin de l’école, les enfants mangent les fruits tombés au sol.

C’est la seule école où les enfants ont réclamé la parole et adressé un message aux parents et à nous-mêmes.

Paroles_Aidjedo-copie-1.JPG

 

Geneviève et Robert

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